Pour être homologué, il ne manquait au stade de foot Duvauchelle de Créteil que des vestiaires et une tribune de 300 places. En 2012 ce sera chose faite. Profitant d’une dénivellation entre deux terrains, les vestiaires se logent sous terre et se fondent dans le contexte verdoyant des confins de Créteil. Les tribunes s’encastrent dans un bloc de béton extrudé qui évoque fugacement l’image d’un laptop et dans lequel sont sagement alignés des sièges en matiere plastique. La façade arrière et la sous face de la toiture sont parés d’une même feuille de métal déployé. Accessible aux spectateurs par des coursives, cette façade arrière offre en réalité un point de vue sur ce qui se joue à l’arrière, sur des terrains adjacents (tennis, athlétisme, etc.).
La précision et la technicité sont le propre de l’architecture comme du geste sportif qui convolent ici en tout simplicité. Le contraste entre la robustesse du béton et la transparence du métal déployé confèrent à l’ensemble une franchise et une sensibilité propices aux manifestations viriles et/ou poétiques.
Sous les tribunes, les vestiaires sont traités dans la digne tradition brutaliste des sous face bétonnées. Par la hauteur de leur nef et le tranchant des rayons de lumière, ils finissent par évoquer une cathédrale postmoderne qui serait dédiée à de nouvelles passions, de nouveaux héros.