Quatre vingt six logements en accession, un espace cultuel, un EHPAD de 125 lits + 4 chambres d’hôtes, 46 logements sociaux, deux commerces et un parking mutualisé de 118 places, voilà qui ressemble à de la mixité.
Programmatique, d’abord, car à un éventail de logements assez large (médicalisés, sociaux, privatifs) s‘adjoint un centre cultuel, programme suffisamment rare pour être remarquable. Cette mixité de programme qui est en réalité une mixité « à l’ilot » se double d’une mixité au sein du bâti. En effet le volume des logements privatifs sur le parc abrite en son giron le centre culturel qui révèle sa hauteur en coupe. L’hybridité du bâtiment qui reste un et compact transparait cependant dans son socle dévolu en partie au culte.
l’EHPAD prend place au centre, dans une volonté ostentatoire de mixité sociale et intergénérationnelle. Cette implantation dégage un espace paysagé entre l’EHPAD et la résidence privée en vis-à-vis qui dessine à la fois un parvis permettant d’accueillir visiteurs et résidents, une circulation privative et un espace vert protégé.
Cette triangulation introduit une respiration dans l’organisation générale de l’îlot et anticipe les liaisons futures. Cette position légèrement « enclavée » est compensée par le bénéfice de percées visuelles sur la rue, sur le parc et vers le Sud.
A l’intérieur, les chambres sont distribuées dans trois barrettes autour d’un patio central, introduisant une certaine variété dans les circulations et privilégiant le sentiment d’un « à soi » Chaque étage possèdent des espaces de convivialité bénéficiant des orientations biaises du projet. Les salons d’étages et jardins d’hiver dégagent calme et intimité. Le dernier étage accueille des chambres de plus grand confort et une grande terrasse spécifique aux salles de kiné et ergothérapie.
Pièce maîtresse de l’organisation de la vie quotidienne de l’établissement, le restaurant est positionné à RDC en kiosque sur le passage. Avec ses trois faces ouvertes, il est en prise directe avec la ville et le parc et dialogue avec le centre cultuel en vis-à-vis. Intimisé par une barrière végétale, il offre toutes les qualités d’usage nécessaires à un espace dans lequel les pensionnaires descendent plusieurs fois par jour prendre leur repas et se retrouver, tout en restant branché sur l’espace et le temps de la ville. Des fonctions vitales.